J - 8
Coquins
Ingrédients : 120 gr de sucre - 1 pincée de sel - 1 œuf - 220 gr de farine - 25 gr de poudre d'amandes - 125 gr de beurre - 1 cuiller à café de cannelle - 50 gr de sucre glace - confiture rouge ( framboise, groseille ... )
Coquins
Ingrédients : 120 gr de sucre - 1 pincée de sel - 1 œuf - 220 gr de farine - 25 gr de poudre d'amandes - 125 gr de beurre - 1 cuiller à café de cannelle - 50 gr de sucre glace - confiture rouge ( framboise, groseille ... )
Olentzero
Dans la plupart des régions c'est le Père Noël qui apporte les cadeaux, mais certaines se singularisent, et voient les cadeaux apportés par des personnages différents. Au Pays Basque c'est Olentzero qui tient ce rôle. Charbonnier de profession il a vu la naissance de Kixmi (Jésus) dans le ciel des montagnes et descend annoncer cette bonne nouvelle dans les villages. Sale, la barbe touffue et le béret vissé sur la tête, il tient toujours une faucille et transporte un sac de charbon. Ce personnage fait peur aux enfants, menacés par leurs parents d’être emportés par Olentzero s’ils ne sont pas sages. La nuit de Noël, il se glisse dans les maisons par la cheminée pour déposer des cadeaux aux enfants méritants. Le terme Olentzero est antérieur à l’époque chrétienne, il désignait la période du solstice d’hiver. Le charbon est le symbole de la vie latente, il rappelle que le soleil va revenir chauffer la terre. ( source texte J'Mmon patrimoine, source photo Que faire au Pays Basque ). Dans la commune d'Oiartzun au Pays Basque espagnol, voici ce que chantent les jeunes :
Olentzero nous a quitté
vers la montagne pour travailler
désirant faire du charbon
quand il a entendu
que Jésus était né
il est venu en courant
donner la bonne nouvelle.
La pyramide de Noël
Il s’agit d’un objet décoratif traditionnel originaire d’Allemagne. Elle prend la forme d’un carrousel en bois, telle une crèche tournante à plusieurs étages, et c’est la chaleur dégagée par les bougies qui entraine le moulin supérieur, faisant ainsi tourner les plateaux de chaque étage avec ses figurines. Celles-ci illustrent soit la Nativité (anges, bergers, Sainte famille, rois mages …) soit des thèmes profanes (Père Noël, bonhomme de neige, animaux de la forêt …). Il existe deux types de pyramides de Noël : la pyramide miniature, qui est un élément de décor pour la maison, et la grande pyramide en plein air que l’on trouve sur les marchés de Noël.
L’origine des pyramides de Noël remonte au Moyen Âge. On sait qu’au XVIème siècle on fabriquait, dans les régions de Saxe et de Brandebourg, des structures pyramidales avec quatre batons entrelacés et attachés ensemble au sommet à la manière d’un tipi. Ces Lichtergestelle (littéralement des échafaudages ou châssis de lumière) étaient ensuite décorés de buis, de branchage ou de papier, de chandelles. Au XIXème siècle elles étaient la "marque de fabrique" du marché de Noël de Berlin, prenant même le nom de "Pyramide de Berlin". La forme pyramidale de ces Lichtergestelle n’est pas sans rappeler la forme du sapin de Noël, il semble d’ailleurs qu’ils en aient été les précurseurs.
( source texte et image Mon grand-est, source photo Buy-ern )
Lutins, gnomes, elfes ...
Nous sommes familiers de ces lutins aux capuchons le plus souvent rouges, fréquemment associés au père Noël et à la fabrication de jouets. Mais qui sont-ils vraiment ? Créatures merveilleuses ou maléfiques, ils constituent une passerelle entre le monde des humains et celui de la nature. Dans chaque culture nationale ou régionale on trouve les traces de ces petits lutins facétieux ou cruels.
* Ceux de la terre et des cavernes : Lepréchaun irlandais, Gnomes d’Europe centrale et orientale, Gobelins anglais ou Monacielli italiens.
* Ceux des bois et des forêts, dont le plus connu est le celte Puck (ou Robin Goodfellow). Central dans le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, il est celui qui génère la confusion.
* Ceux des landes et des collines, au premier rang desquels les facétieux lutins et les farfadets.
* Les moins connus, ceux de la montagne, les Servans suisses ou les Klok’tomte autrichiens.
* Ceux des prés, des champs et des jardins avec les Pans, les Kabouters des flandres ou Foletti italiens.
* Les plus familiers, ceux de la maison : Bogies anglais, Domovoi russes, Nissen ou Tomte scandinaves ou Gremlins malfaisants.
* Ceux des étangs et des rivières tels les mandragores.
* Et enfin ceux de la mer et des rivages, compagnons ou adversaires des marins.
( source texte Les plus beaux jouets du monde, photos du net )
Villages illuminés de l'Orne
Du 1er au 31 décembre ( pour cette année ) le bocage normand se pare de ses plus beaux habits de lumière pour la plus grande joie des petits, mais aussi des plus grands. Fêter la lumière au moment des fêtes de fin d’année est une tradition. De la bûche allumée pour le solstice d’hiver, jusqu’aux illuminations qui émerveillent chacun de nous dans chaque grande métropole mondiale en passant par les premiers sapins décorés de bougies au XIXème siècle, la lumière est omniprésente dans notre culture au moment des fêtes de Noël et du nouvel an. Depuis 1996 le bocage normand a pris une place particulière dans cette tradition avec près d’une centaine de villages qui s’éclairent de manière originale pendant un mois. Le concours des Villes et Villages Illuminés, qui réunit tous ces villages, est une initiative unique en France et en Europe. Cet événement est rendu possible par l’implication sans faille de centaines de bénévoles, amoureux de Noël et des Lumières, qui pendant plusieurs mois par an conçoivent, réparent et mettent en place les milliers de motifs qui surgiront de toute part. La Sauvagère, Saint Mars d’Egrenne, Céaucé, Beauchêne, La Michaudière, Mantilly, Rouellé, Saint Germain du Crioult … autant de phares qui brilleront de tous leurs feux à la veille de Noël et sauront vous guider au travers de la campagne normande. ( source texte Villages Illuminés, photo personnelle )
Le thé de Noël
Chaque marque de thé a le sien, voire mêmes les siens, mais connaissez-vous son origine ...? Bon elle est assez floue, et il y en a deux possibles. La première est évidemment l’Angleterre, pays où le Tea Time est une institution. Au XIXème siècle en période de Noël l’alcool coulait à flots. Au point que l’ébriété devenait un problème de santé publique. Dans les années 1830 les partisans de l’abstinence décidèrent de diffuser une boisson qui rassemblerait tout autant les gens entre eux, mais sans les rendre ivres. Le soir de Noël on commença alors à boire du thé au lieu d’alcool lors de grandes réunions, et pour affronter le froid de l’hiver, il était servi parfumé aux épices ou aux agrumes.
Selon d’autres sources il serait plutôt originaire d’Allemagne où les fêtes de Noël sont très appréciées et préparées avec beaucoup de soin. Au XIXème siècle les marchands de thé décidèrent de créer un thé pour accompagner les biscuits de Noël aux saveurs épicées. Il fut alors agrémenté d’orange, de cannelle, de cardamome, de gingembre ou encore de clou de girofle pour s’accorder au mieux avec ces biscuits.
( source texte COMPAGNIE & CO, photo personnelle )
Scholles
Ingrédients : 250 gr de beurre mou coupé en morceaux - 150 gr de sucre - 300 gr de farine - 250 gr d'amandes en poudre - mélange sucre en poudre / cannelle pour enrober
Dans un saladier mélanger tous les ingrédients jusqu'à obtenir une pâte bien homogène. Faire des boudins ronds ou carrés d'environ 2 cm d'épaisseur. Réserver au réfrigérateur pendant 2 à 3 heures. Préchauffer votre four à 180°C (th. 6). Couper les boudins tous les 5 à 7 mm. Enfourner pour environ 12 mn. A la sortie du four saupoudrer immédiatement les gâteaux d'un mélange de sucre et de cannelle. Laisser refroidir et mettre dans une boite en fer. ( recette trouvée chez Patchouka, photo personnelle )
Léonidas
Je pense que tout le monde connaît cette marque de chocolats belges ...? Mais saviez-vous que le fondateur de cette entreprise était grec ...? Anatolia Leonidas Georges Kestekides est né en 1882 à Nigdi, en Turquie. Alors qu’il est encore jeune et qu'il vit en Grèce Leonidas, accompagné de son frère Avraam, vend des granitas et autres délices sucrés dans la rue. À l'âge de 18 ans il troque les granitas contre le vin en démarrant la commercialisation du précieux breuvage dans la belle Italie, mais il est vite ruiné. Il décide alors de tenter sa chance aux États-Unis, et c'est là qu'il devient pâtissier-confiseur. En 1910 il participe à l’Exposition universelle de Bruxelles où décroche la médaille de bronze. Il se marie là-bas et s'installe à Gand. En 1913 il ouvre son premier tea-room, il y sert des pâtisseries, confiseries, bonbons et glaces. En 1922 sa famille restée en Grèce le rejoint et avec Basilio son neveu ils créent une gamme de délicieuses pralines. En 1935 ils louent un local à Bruxelles mais qui n'a pas de porte donnant sur la rue. Il expose donc ses friandises sur l'appui de fenêtre et vend ses pralines directement aux passants à travers la fenêtre à guillotine ... c'est un succès ! En 1937, Basilio enregistre la marque Leonidas à la ville de Bruxelles. Il lui donne le nom de son oncle et choisit comme logo le guerrier grec Leonidas 1er, roi de Sparte, en son hommage. Leonidas Kestekides est décèdé le 20 avril 1948.
( source texte et photo Leonidas )
Chanté Nwel
La fête de Noël est l’un des évènements les plus importants de l’année pour les Antillais. Le Chanté Nwel est un incontournable de la culture des Antilles. Il est né de cet impératif du temps de l’esclavage aux Antilles françaises (XVIIème siècle) qui obligeait les "maîtres" à baptiser leurs esclaves et à les convertir à la religion catholique. Les chorales de Noël respectaient alors les traditions venues d’Europe et les cantiques étaient chantés en français. Au fil du temps des refrains en créole sont venus s’introduire dans les chants religieux. Les mélodies ont également été adaptées aux rythmes afro-caraïbéens, le tambour bèlè ou gwoca et le ti-bwa accompagnant désormais les choeurs. Auparavant les chanté Nwel démarraient dès le premier jour de l'Avent. Les choses ont bien évolué aujourd'hui, en effet dès le lendemain de la fête des morts le 2 novembre, Noël occupe tous les esprits et une ambiance chaleureuse et conviviale s’installe. Des cantiques de Noël chantant la naissance du Christ et la venue des Rois Mages sont entonnés en chœur dans les villes et campagnes.
( source texte Voyager Vrai et AZ Martinique, photo France-Antilles )
Le Berawecka
Mais kesako cette "chose" avec un nom aussi bizarre ...? Et bien c'est un délice de pain fourré aux fruits secs et aux fruits confits, très compact. Sa fabrication nécessite donc surtout des fruits secs (poire, figue, raisin, abricot, noix ou noisette) et des fruits confits (cerise, angélique, orange, citron, etc…), mis à macérer dans du kirsch ou de l’eau-de-vie de quetsche ou de mirabelle, puis liés par une fine couche de pâte, rehaussée d’épices (cannelle, muscade, anis). Moulés en petits pains oblongs qui cuiront au four. Mais inutile de chercher la recette originale. Chaque ménagère faisait avec les ingrédients qu’elle avait sous la main. De plus les recettes se transmettaient de bouche à oreille, rien d’écrit, rien de figé, et chacun pouvait donc les adapter à son goût.
Son origine remonte au Moyen Âge. Contrairement aux idées reçues son nom de berawecka (ou Beerewecka en allemand) ne provient pas de bera (poire en alsacien), mais de Pessa’h (Pâques en yiddish), associé à wecka (petit gâteau, petit pain), Pessa’h wecka est donc devenu au fil du temps Berawecka. En effet ce gâteau est lié à la communauté juive, fortement présente en Alsace. Les juifs, peuple qui voyage, ont des traditions bien ancrées. Et quand on voyage on emporte avant tout des choses indispensables, des choses pratiques, nourrissantes. C’est ainsi qu’ils fabriquaient des gâteaux pour le voyage. On mettait dans ces gâteaux des choses nourrissantes comme des fruits secs parce qu’ils se conservaient facilement. Les chrétiens reprendront à leur compte ce gâteau de fruits secs, non pour leur fête de Pâques, mais pour Noël …
( sources texte France Végétalienne et Trucapapy, source photo Mariatotal )