Si le pain d'épices est désormais connu comme une spécialité alsacienne il faut savoir qu'il tire son origine d'un pain de miel venu de Chine. Au XVIIIème siècle la première corporation de maîtres " pains d'épiciers " voit le jour en Alsace. En 1900 le village de Gertwiller comptait 9 fabricants de pain d'épices pour 800 habitants ! Cette renommée lui vaut aujourd'hui le nom de " Capitale du pain d'épices ". En arrivant dans le village la Maison Lips se repère facilement grâce à son décor coloré et gourmand. Nous sommes carrément face à la maison ( XXL ! ) d'Hansel et Gretel, avec ses décorations de bonbons, et ses couleurs tendres. Pour se faire la Maison Lips a fait appel au talent de Roland Perret, artiste peintre de fresques de la région.
On pousse la porte de la boutique et on est de suite happé par cette odeur si caractéristique du pain d'épices. On peut visiter l'atelier de fabrication, ainsi que le musée du Pain d'épices et de l'Art Populaire Alsacien créé en 1996. Affiches, moules, anciennes machines, objets du quotidien du XIXème siècle ... on ne sait plus où donner de la tête !
C'est une petite structure familiale employant 10 personnes, dont 5 de la famille, et gérée par Michel Habsiger depuis 1977. ( sources texte One Two Trips et Lips )
Pour les gâteaux : 125 gr de farine - 1 c. à café de levure - 50 gr de sucre - 1 sachet sucre
vanillé - 2 jaunes d'œuf - 80 gr de beurre mou - 100 gr de noix de coco Pour fourrer : 80 gr de chocolat noir - 10 gr de beurre Pour décorer : gelée de framboise ou groseille - 100 gr de noix de coco
Mélanger la farine et la levure, creuser une fontaine. Verser le sucre, le sucre vanillé, et les jaunes d'œuf, travailler avec une partie de la farine. Ajouter ensuite le beurre mou coupé en petits morceaux, puis la noix de coco. Pétrir rapidement le tout et laisser reposer 1 petite heure au réfrigérateur. Préchauffer votre four à 180°, et abaisser la pâte sur une épaisseur d'environ 1/2 cm. Découper des disques, ou autre chose ( cœurs, étoiles ... ) à l'emporte pièce, les disposer sur une plaque recouverte d'un papier cuisson et enfourner pour environ 10 mn. Laisser les gâteaux refroidir. Faire fondre le chocolat avec le beurre au micro-ondes ou au bain-marie, étaler ce glaçage sur la moitié des palets et les assembler. Tartiner le dessus de gelée, et saupoudrer de noix de coco. ( recette Les petits plats de Patchouka )
A Boulogne sur Mer et en Picardie on ne vide pas les citrouilles ... mais les betteraves sucrières ! Chaque année la veille de Noël les enfants avaient pour coutume de sculpter ces betteraves, d'y glisser une bougie, et de se promener avec à travers la ville. Ils chantaient de porte en porte, afin de récolter quelques friandises et des pièces de monnaie. La betterave fut alors
baptisée Guénel, et la tradition fête des guénels.
Les guénels trouvent leur origine dans un passé ancestral dont il est difficile de définir précisément la genèse, mais cette tradition remonterait au Moyen Âge. L'origine du mot a plusieurs interprétations : Guénel serait la contraction des mots "Gai Noël", ou bien dérivé de la "Ganaye" ( part de poisson que le patron donnait à chaque marin lors du retour à terre ), ou bien signifier " au gui l'an neuf " puisque proche du nouvel an.
C'est à Boulogne sur Mer que la tradition aurait pris ses racines. Une légende locale raconte qu'un petit garçon appelé "Petit Pierre" issu d'une famille très pauvre, et qui ne voulait pas passer Noël sans nourriture, avait défié les dangers de la nuit muni d'une lanterne taillée dans une betterave, pour aller mendier au château du seigneur local. ( source texte France 3 )
Et la légende entière ici !
Ingrédients : 1 citron - 1 orange - 500 gr de pommes - 500 gr de poires - 100 gr de pruneaux dénoyautés - 200 gr de figues sèches - 165 gr d'abricots secs - 70 gr de raisins secs - 100 gr de cerneaux de noix - 100 gr d'amandes - 1 belle pincée de cannelle - 500 gr de sucre roux
Brossez le citron et l'orange sous l'eau courante. Râpez leur zeste et pressez leur jus, puis réservez. Lavez les pommes et les poires sans les peler. Coupez-les en petits morceaux et mettez les dans une grande casserole. Ajoutez deux petits verres d'eau et laissez cuire à feu doux à couvert pendant 20 mn.Lorsque les fruits sont bien cuits, retirez-les du feu. Passez-les au tamis et recueillez le jus dans un faitout. Ajoutez les jus et les zestes d'agrumes, puis les fruits secs coupés en petits morceaux sauf les noix et les amandes. Laissez reposer pendant 12 heures. Au bout de ce temps ajoutez la cannelle et le sucre, et éventuellement une orange et une pomme coupées en petits morceaux si ça vous paraît trop " sec ". Remuez et portez à ébullition en mélangeant. Laissez cuire 10 mn puis ajoutez noix et amandes concassées. Prolongez la
cuisson 10 mn et mettez en pots.
La tradition de la Sainte Lucie le 13 décembre fait partie intégrante de la culture suédoise. Fête chrétienne elle commémore le martyr de Lucie de Syracuse ( IVème siècle ) qui, comme le dit la légende, apportait des vivres aux chrétiens se cachant dans les catacombes romaines, éclairant leu chemin avec une couronne de chandelles sur sa tête. La Sainte Lucie a fait son apparition dans une maison suédoise rurale en 1764, mais la coutume fut établie vers 1900.
Pour honorer cette coutume, à la télévision, dans les écoles, les restaurants, les églises et bien d'autres lieux, on voit arriver Sainte Lucie et son cortège pour donner un concert de chants traditionnels. La jeune fille incarnant Sainte Lucie a été tirée au sort, habillée de blanc et ceinte d'un ruban rouge, elle est coiffée d'une couronne de bougies ( à piles ). Elle mène un groupe composé de demoiselles d'honneur habillées comme elle, et de garçons d'honneur habillés en lutins, tenue blanche et chapeau pointu étoilé. Tous tiennent entre leurs mains une bougie, symbole avec la ceinture rouge du martyre de la sainte ( voir ici ). Cette fête se fait dans la pénombre, la lumière de Sainte Lucie vient les éclairer, avec la promesse de l'aube qui se lèvera.
A cette occasion on mange des Lussekatt ( biscuits au safran ), ou des pepparkakor ( biscuits au gingembre ), des clémentines, et on boit un glögg ( vin chaud aux épices ).
On célèbre Sainte Lucie dans les autres pays scandinaves, mais aussi en Italie et en Croatie.
Les vitrines automatisées des grands magasins parisiens sont, depuis plus d'un siècle, un classique incontournable de ce mois de décembre. C'est en 1909 que le magasin des Boucicaut ( le Bon Marché, premier des grands magasins parisiens ) lance à Paris la mode des vitrines animées. En pleine folie " Grand Nord " après que l'américain Robert Perry ait atteint le Pôle en traineau à chiens, est reconstituée en façade cette arrivée triomphale. Un fabricant d'automates, Gaston Descamp, a eu l'idée du thème déjà décliné en peluches et jouets de toutes sortes ( eh oui déjà le marketing ! 😁 ). Le Bon Marché se saisit de l'actualité pour décorer ses vitrines et captiver les passants, innovations aéronautiques et automobiles en 1928, premiers pas sur la lune, et en 1967 c'est Lucky Luke qui salue les promeneurs en quête de cadeaux. Les autres enseignes de la capitale s'empareront vite de cette tradition, Galeries Lafayette puis Printemps. Avec 11 vitrines chacun c'est peu dire que le Boulevard Hausmann est un incontournable du genre, et a fait rêver des générations de petits parisiens !
( sources texte Le Nouvel Obs et Le Bon Marché )
Je vais encore commencer par des MERCIS ! Le premier sera pour mes 5 nouvelles abonnées de ce mois, ce serait sympa que vous me laissiez juste un petit commentaire afin que j'aille vous rendre visite, si bien sûr vous avez un blog. Le second sera pour vous toutes ( et Michel ! 😁 ) qui commentez, tous les jours pour certaines, mon Calendrier de l'Avent. Les autres années j'arrivais à trouver un peu de temps pour répondre au moins à celles qui n'ont pas de blog, cette année je n'y arrive pas, et j'en suis vraiment désolée.
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La semaine qui vient de s'écouler a encore été ( entre autres bien sûr car ménage et repassage sont toujours d'actualité ! 😁 ) consacrées aux préparatifs ! Ma déco est terminée, de nouvelles variétés de toasts et de biscuits ont été réalisées, les menus sont finalisés, et on sait enfin combien combien nous serons à chaque repas ... bien que nous ne soyons pas à l'abri d'un changement de dernière minute ! 😕
Mes petits bonheurs de la semaine
Pour me faire oublier un peu mon mal de dos qui persiste ( RV ce matin chez ma médecin, à la base c'était vendredi mais la pauvre s'est fracturée le poignet ... après un arbre qui a "écrasé" sa voiture sous le poids de la neige ! ) quelques petites choses agréables sont venues émailler mes derniers jours : une carte envoyée par Mireille me souhaitant un bel Avent, amaryllis et jacinthe en fleurs, une nouvelle tenue ( moins 12 kg au compteur je ne rentre plus dans grand chose, ou plutôt si ... j'y rentre trop bien !!! 😂 ), les deux dernières roses de mon jardin, un concert gospel avec ma maman dimanche soir, et un magnifique coucher de soleil vendredi ...
Et enfin dimanche un resto avec toute la famille, moins la compagne de Seb qui a un problème à un œil. Je le leur avais promis le jour où l'huissier aurait récupéré l'argent de mon ordinateur, c'est fait après presque 18 mois, eh oui c'était le 16 juin 2023 !
Cette semaine ont été faits une fournée de toasts ( feuilletés à la saucisse ), une de biscuits ( à voir dans le calendrier de l'Avent ), et bien sûr la deuxième bougie a été allumée dimanche ...
Ma déco est donc terminée. Cette année ni rouge, ni bleu, mais du blanc, un peu de doré, du transparent, un peu de noir, des tons naturels, et un peu de rose. J'ai fait quelques petites mises en scène, ou ambiances, appelez ça comme vous voudrez ! 😉 Les photos ... sans blabla !
Une nouvelle crèche cette année, j'ai craqué pour ces personnages naïfs trouvés en juin à
l'abbaye de Sénanque, lors de nos vacances ...
Le sapin vous l'avez vu jeudi dans mon calendrier de l'Avent mais ma photo n'était pas top ... à cause du soleil !!! Si, si je vous assure, ça nous arrive d'en avoir depuis ... l'Orbiquet monte, monte ... et à la campagne les champs sont inondés. Mais revenons au sapin, cette année j'ai voulu le décorer avec les "belles" boules que j'achète depuis plusieurs années, et que je mettais dans une boite, avec quelques flocons et maisonnettes ...
J'avais plein d'autres choses à vous montrer, mais je pense avoir été assez longue. Une dernière chose malgré tout qui me tient à cœur ... la réouverture de Notre-Dame ! Je suis réellement admirative du travail effectué par tous les ouvriers, apprentis, compagnons, et ce dans les temps, ce qui n'est, avouez-le, pas si courant ! Et si ça pouvait donner envie à des jeunes gens, garçons ou filles, de se lancer dans un travail manuel qui apporte tant de satisfaction, ce serait merveilleux. Personnellement je suis fière d'y avoir participé, avec mes modestes moyens, et je me dis qu'il y a, quelque part, un petit bout de pierre, ou de poutre, que j'ai financé ...
Et pour terminer le traditionnel bouquet, ou plutôt une rose, ma dernière Pierre de Ronsard ...
Et enfin ( après je vous promets que c'est terminé ! ), une petite annonce. Comme chaque année en janvier je mettrai les sans blog à l'honneur. Vous commencez à avoir l'habitude, je vous demande 1 ou 2 photos de vos créations pour Noël, ça peut être bricolage, scrap, broderie, couture, crochet, un plat ou un dessert, une table, votre sapin, du moment que c'est en rapport avec Noël, ou le Jour de l'An. Je vous laisse jusqu'au 11 janvier pour m'envoyer vos photos.
Et j'aimerais savoir si celles qui ont un blog seraient intéressées pour faire la même chose ...? Un peu à la manière des Collections sur mon autre blog je publierais des choses que vous avez faites pour les fêtes. Dites-le moi en commentaire, et si nous sommes suffisamment on fera ça une semaine après les sans blog, j'espère que beaucoup seront partantes ...?
Ingrédients : 225 gr de beurre mou - 100 gr sucre en poudre - 1/4 de cuiller à café vanille liquide - 1 gousse de vanille - 2 gr de fleur de sel - 320 gr farine - sucre cristal ( coloré ou pas )
Travailler le beurre jusqu'à ce qu'il devienne crémeux. Ajouter le sucre, la vanille, liquide plus gousse grattée, et le sel, bien mélanger. Incorporer la farine tamisée en évitant de trop travailler la pâte. Faire 3 boudins de pâte d'environ 3 cm de diamètre, et mettre 1h au réfrigérateur. Mettre le sucre ( cristal ou coloré ) dans un plat ou sur une feuille et rouler les boudins en appuyant légèrement afin que le sucre adhère bien. Couper des tranches de 1 à 1,5 cm d'épaisseur, et les disposer sur une plaque à pâtisserie munie d'un papier cuisson. Cuire environ 15 mn dans un four préchauffé à 170°. ( recette trouvée chez Cooking Mumu )
Il existe très peu de traditions ayant trait à cette fête chez moi, voici tout ce que j'ai pu trouver.
- Barbassionné, c'est ainsi qu'on appelle le Père Noël en Normandie, nom d'un ancien génie barbu et malfaisant à l'origine.
- La bûche, c'est tradition la plus importante, mais comme dans toutes les régions. Lors de la veillée de Noël on faisait brûler une très grosse bûche appelée tréfeu ou tréfouet, du latin tres foci, trois feux, car elle devait brûler trois jours durant. La bûche, souque, chuquet ou chouquet était installée par le père de famille.
- Les chabots, dans la nuit de Noël le petit Jésus venait déposer dans les chabots ( sabots ) la chabotée composée de pommes, d'oranges, et de quelques sucreries.
- Feux, dans le Pays de Caux, le Pays d'Auge, la Manche ( entre autres à Barfleur ), des feux étaient allumés durant la nuit de Noël en extérieur, en particulier sur les plages.
- Croyance, les normands étaient persuadés qu'un morceau de pain qui a été béni durant la messe de Noël préserve des chiens enragés. Mais si on donne de ce pain à ceux qui ne le sont pas ils le deviennent aussitôt.
( Source texte Entre nous et nos Ancêtres )